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Mardi 6 avril 2010 2 06 /04 /Avr /2010 04:37

Lyon, le 31/3/2010

 

Monsieur le Préfêt,


Grandissez-vous, s'il vous plait.

Je pense que si vous occupez le poste qui est le vôtre, c'est que vous devez avoir des qualités certes techniques mais aussi humaines.

Vous ne vous déshonorerez pas en réexaminant dans les prochaines heures le cas de Monsieur Guilherme Hauka Azanga.

Vous ne vous déshonorerez pas en cherchant inspiration parmi vos prédécesseurs plutôt chez Jean Moulin que chez Maurice Papon.

Sachez appliquer la loi avec discernement et humanité. Vous êtes au service de la France et de ses valeurs historiques.

C'est la France qui vous a placé à ce poste, rappelez-vous en et grandissez-vous, s'il vous plait.

Ne vous comportez pas comme votre homologue du Loiret qui a cru bien faire son travail en servant avec une discipline bête et méchante, pour finalement se retrouver déjugé par ceux-là même dont il pensait faire la sale et basse besogne.

Soyez plus grand que cela, vous le pouvez, et vous le devez. Sachez vous grandir pendant qu'il en est encore temps et que vous pourrez sortir de ce dossier la tête haute.

Je vous prie de recevoir mes salutations respectueuses.

Marc Guidoni

Par Marc Guidoni
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Lundi 1 juin 2009 1 01 /06 /Juin /2009 17:15

Pour mettre nos vies numériques un peu en perspective...
http://epic.makingithappen.co.uk
Bon voyage...
;-) 

Par Marc Guidoni - Publié dans : marc.guidoni
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Dimanche 25 novembre 2007 7 25 /11 /Nov /2007 09:19
Cher Monsieur Verrecchia, cher Monsieur Karmitz,

Comme je vous plains…

Comme vous devez être malheureux au crépuscule de vos vies professionnelles pour ne plus rien aimer que l’argent et ses produits dérivés…

Vos existences d’aujourd’hui sont-elles faites d’autre chose ? Reste-t-il une place - une minuscule place - pour le plaisir, le respect des autres et l’honnêteté intellectuelle ?... Il est malheureusement à craindre que ces mots ne soient définitivement sortis de votre vocabulaire pour être avantageusement remplacés par ceux de surprofits, d’arrogance commerciale, de marge brute par kilo de pop-corn vendu, et d’escroquerie dialectique. Signe des temps, vous n’êtes certes pas les seuls adorateurs de ces nouveaux Dieux ultra-capitalistes, mais vous êtes d’ores et déjà nobélisables…

Comme vous êtes décevants... Comme nous attendions mieux de vous… De vous, Monsieur Verrecchia, qui avez grâce à vos Multiplex depuis plus de 15 ans, aux côtés de ceux d’Europalaces, redonné l’envie aux spectateurs de cinéma de ressortir de chez eux pour aller voir de grands et beaux spectacles sur écrans extras-larges… De vous, Monsieur Karmitz, dont nous pensions en d’autres temps, nous autres pauvres cinéphiles, et en particulier à la lecture du très beau livre ‘Profession producteur’ de Stéphane Paoli, que vous étiez un des nôtres ?...

Mais non, il faut croire que le temps passe et change les hommes. Mais peut-être ne fait-il que les révéler ?....

Mais d’où vient donc cette bravoure que vous avez tous deux de vous attaquer ainsi aujourd’hui sans aucune retenue aux lieux de cinéma qui défendent un modèle alternatif au vôtre, et qui ne se mettent pas au garde-à-vous en disant merci et en louant vos capacités de générer de pantagruéliques résultats nets après impôt?...

Certes, Monsieur Verrecchia, vous avez très intelligemment à Paris organisé votre vitrine du Forum des Halles pour endormir les ‘décideurs’ et les ‘observateurs’ du cinéma et présenter le doux visage d’un inlassable défenseur de l’Art et Essai. Or dés que l’on quitte les limites du boulevard périphérique parisien, le masque tombe… Mais votre calcul de communication stratégique est pertinent, car qui se soucie de la Province dans notre beau pays ?...

Certes, Monsieur Karmitz, vos salles - exclusivement parisiennes - sont bien belles… Mais pourquoi donc ces spectaculaires renversements d’alliances dans les cartes illimitées si ce n’est pour gagner quelques grammes de profit supplémentaires. 21 grammes ?... Mais où sont les ‘14 Juillet’ d’antan ?...

Quel est donc ce redoutable et valeureux combat que vous menez, Messieurs, contre l’armée minuscule des opérateurs culturels indépendants ?...

N’avez-vous rien d’autre à faire de vos tristes journées que de savoir comment vous allez réussir à ouvrir un nouveau front de mauvaise foi ? Ici en attaquant une commune pour l’abus de position dominante de ses salles municipales. Interdit de rire…. On se pince et on croit rêver… Là, en tentant d’étouffer sous la guérilla juridique et la privation de films un opérateur intégralement indépendant qui a eu l’indélicatesse de sauver de la mort annoncée un cinéma lyonnais mythique que vous avez lentement et sciemment tué en divisant sa fréquentation par trois en 10 ans… Certes, je peux comprendre qu’il est vexant de tenter de fermer en catimini un lieu et de voir que des amoureux de cinéma, des vrais, sont assez fous pour investir leur énergie, leur temps, leurs compétences, leur argent et parfois leur santé dans son sauvetage.

J’ai eu l’immense chance de produire en 2007 un long-métrage documentaire du lyonnais Eric Guirado, récompensé par la critique et le public cette année pour son magnifique ‘Fils de l’Epicier’. Ce film s’intitule ‘Comœdia, une renaissance’, et raconte le making-of du sauvetage de cette salle lyonnaise consacrée au cinéma depuis 1914. Mais étiez-vous déjà né, Monsieur Verrecchia en 1914 quand le Comœdia s’appelait déjà Comœdia?...

Ce lieu n’a - heureusement pour lui - connu UGC que durant 10 ans, 10 années qui ont bien failli lui être fatales fin 2003… Mais 10 années dont vous semblez si fier que vous souhaiteriez aujourd’hui dépecer ce cinéma de son si beau nom de toujours, le Comœdia… Vous devriez plutôt vous faire oublier, ne croyez-vous pas ?....

Mais inéluctablement, vos rouages se grippent, et les petits ne se laissent plus faire. Pétition de dizaines de cinéastes qui mettent vos pratiques sur la place publique... Députés et Ministres qui se mobilisent… Opérateurs privés qui se battent et qui continueront à le faire malgré vos intimidations de tous ordres... Municipalités qui revendiquent leur droit à s’investir dans les pratiques culturelles pour préserver le lien social.

Un peu de courage donc... Sortez donc du bois si vous êtes de grands hommes… Ces sujets concernent plus que jamais tous les français, car sans la vraie diversité des cultures, que nous reste-t-il ? Le cinéma est peut-être la plus populaire d’entre toutes, mais ce combat touche aussi les libraires ou les scènes de spectacle vivant.

Déposez donc au vestiaire vos armes habituelles de lobbying et de rouleau compresseur médiatique, et venez débattre de ces sujets avec de vrais contradicteurs, de vrais défenseurs d’une autre vision des industries culturelles. Proposons par exemple à LCP ou à Public Sénat, aujourd’hui largement diffusées sur le territoire grâce à la TNT de se faire les hôtes d’un tel débat contradictoire pour que les français jugent. Je suis certain qu’ils nous accueilleraient les bras ouverts.

Mais vous jugerez probablement qu’il est inutile de vous abaisser à parler à ceux qui suivent une autre route que vous ?

Comme je vous plains, Messieurs…



Marc Guidoni, Producteur indépendant
Novembre 2007
Par Marc Guidoni - Publié dans : marc.guidoni
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Lundi 16 avril 2007 1 16 /04 /Avr /2007 09:57
Chers amis indécis, Et oui, vous êtes indécis, comme on dit...

Mais tout va bien puisqu'il vous reste une belle semaine estivale pour lever cette indécision et choisir... Soyez conscients de la chance qui est la vôtre d'avoir devant vous un vrai choix. Car pour une fois, il ne s'agit pas d'un choix tiède et ténu, mais d'un bon choix bien tranché comme on les aime...

Entre le retour à une France UMPFN grise-brune et une France souriante, multicolore, confiante, ambitieuse et généreuse. Entre le Front Lepénosarkozien et le Front du renouveau. Entre la Vichyssoise et la Marseillaise...

Vous ne pourrez pas dire que c'est difficile d'y voir clair... Combien d'amis ne m'ont-ils pas confié ces derniers jours que Sarkozy leur faisait peur, les insupportait, mais qu'ils hésitaient encore...

Mais bon sang de bonsoir, qu'est ce qui vous retient? Que la candidate du progrès et de l'audace soit une femme? Que l'on ait un vague fond de machisme bien ancré dans nos racines?

Mais souvenez-vous, mes amis indécis, de ce que nous devons à Lucie Aubrac, Dominique Casanova, Anne Franck, aux Mères de la place de Mai à Buenos Aires, à Louise Michel, Sophie Scholl, et toutes les autres Marianne d'ici ou de là-bas. Les femmes n'ont-elles pas montré dans toutes les luttes depuis toujours à quel point elles sont capables d'infiniment plus de courage que les gros mâles vociférateurs bourrés de Tics et de TOCs, d'Adolphe à Bénito en passant par Le Pen et Sarko?...

Les trois mots inscrits à nos frontons sont feminins, de la liberté, à la fraternité en passant par l'égalité. Sans oublier le nom même de notre beau Pays, la France. Mesdames, soyez à l'honneur aujourd'hui, emparez-vous de cette présidence que vous méritez.

Ouvrez-nous les yeux et réenchantez le monde pour faire que 2007 ne devienne pas un nouveau 1933, 1940 ou 2002...
Par Marc Guidoni - Publié dans : marc.guidoni
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Vendredi 13 avril 2007 5 13 /04 /Avr /2007 07:44
Enfin, le ticket gagnant...

Après le sarko-pétainisme, il ne manquait plus qu'un Laval pour que le grand hommage à la belle France des années 40 puisse enfin commencer...

C'est la bonne idée de cette fin de campagne, l'idée géniale qui va sauver la France moderne du 21ème siècle : le ticket gagnant Nicolas Président et Jean-Marie Premier ministre...

Et bien ils en ont mis du temps pour y penser, ou en tout cas pour nous faire le plaisir de nous l'annoncer... Les appels du pied de ces derniers jours sont des appels tout courts, clairs, nets, précis, des professions de foi en somme : 'Mon cher Jean-Marie, tu veux de la proportionnelle pour les législatives, mais compte sur moi. Tu as vu comme j'ai été bon pour toi en réquisitionnant des maires UMP pour qu'ils signent en ta faveur avant l'élection non?...' (Ton Nicolas, pour toujours...). 'Mon petit Nicolas', tu veux que j'appelle à voter pour toi au second tour ?... Et bien il te suffit de dire que je ne suis pas si à droite que cela et que je suis un homme public comme un autre, un peu comme Monsieur Barre qualifiait Mr Papon, un homme bien quoi....' (Ton Jean-Marie, affectueusement...)

Au moins, les élections américaines ont la lisibilité et la clarté de jouer des tickets : Président, Vice-Président ; on sait qu'avec l'innénarable W, on a en prime du Cheney, qu'avec Clinton, on avait du Gore, qu'avec Reagan, on avait du Bush (le papa...).

Osons la clarté : avouons que nous allons tout droit vers le ticket Sarkozy-Le Pen, ce sera tellement plus clair pour les électeurs indécis...

Maréchal, nous revoilà... (Nicolas et Jean-Marie)
Par Marc Guidoni - Publié dans : marc.guidoni
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